mardi 2 mars 2010

un dimanche a Saint Pet

Aujourd’hui n’était (encore !) pas mon jour de chance : j’ai marché plein de fois dans des flaques de neige fondue- j’ai fait tous les magasins de la ville les pieds trempés- pas moyen de trouver ces fameuses bottes en caoutchouc que tout le monde arbore fièrement en pataugeant.
Au lieu de ça, j’ai glissé sur une plaque de verglas et j’ai failli me casser quelque chose.
D ailleurs l’autre jour un stalagtite m’est tombé dessus! Dangerous!!

Le paysage de la ville était aujourd’hui assez apocalyptique : Il y a des travailleurs sur les toits qui s’occupent de jeter la neige et la glace au sol, et on en fait des tas : ça fait des montagnes de neige, des flaques (que dis-je : des mares ! des lacs !) de neige fondue, des plaques de verglas…

Donc je suis rentrée bredouille les bottes trempées. Dans le métro j’étais vénèr, et je lisais. Je me suis rendue compte que j’avais oublié de descendre et que j’étais à l’autre bout de la ville. Je prends la rame dans l’autre sens, me plonge dans mon bouquin… et j’oublie encore de descendre. Je sors à un arrêt inconnu pour remarquer enfin que je me baladais d un bout a l autre de la mauvaise ligne !!!
J’ai donc repris le métro, et changé pour la bonne ligne. du coup j’ai passé plus d’une heure dans le métro!!… ça rentabilise mon ticket au moins (cela dit le métro est assez peu cher : 24 roubles, soit 50 centimes d’euros le ticket)

Soit dit en passant, le métro de Saint-Pétersbourg est vraiment joli- pas autant que celui de Tachkent, mais presque. Le plus impressionnant, ce sont les escalators méga longs-( d apres le Guiness ce sont les plus grands du monde) le métro de Saint-Pétersbourg est creusé très très profond, surement à cause de la Neva et des canaux.

J’ai quand même fait quelque chose de bien pour sauver la journée : j ai visite le Musée Ermitage, qui merite sa reoputation!!
Le musée est dans plusieurs bâtiments, dont l’ancienne résidence d’hiver du Tsar. On peut donc y admirer les salles (tres) richement décorées et surtout les collections magnifiques : Picasso, Rembrandt, Gauguin, Cézanne, Van Gogh etcetcetc.
Au bout de 3h dans le musée j’étais fatiguée, alors j’y retournerai une autre fois pour admirer les sculptures et Klimt et Kandinsky… le musée est gratuit pour les étudiants :)

samedi 27 février 2010

The Terminal ;)

Après un voyage assez agité, je suis enfin à Saint Petersburg !

Le vol en lui-même ne dure que deux heures, pourtant j’ai mis presque 24heures porte à porte de mon appartement à Münster à celui de Saint Petersburg !
Je suis partie de chez moi à 07h du matin, afin de prendre l’avion de 11h à Düsseldorf.
Je n’étais même pas en retard à la gare de Münster- mais j’ai quand même réussi à rater mon train pour l’aéroport de Düsseldorf. Après moult péripéties (retard de train etc), j’arrive quand même vers 10h à la gare de Düsseldorf- plus qu’une heure !!!

Dans le « skytrain » (navette volante) qui mène à l’aéroport, je vois des hommes avec des bérets en cuir qui parlent russe- je décide de les suivre partout, ce qui me mène en effet à mon avion, sans même être en retard !
Ouf, je suis dans l’avion- il est 11h… mais je sais bien que je ne suis pas au bout de mes peines : mon visa ne commence qu’au 25 Février, or on est seulement le 24. Oui, moi aussi je me demande comment ça a pu arriver- mais connaissant mon étourderie et mon entêtement…
Mais peut-être me laissera-t’on passer- qui sait…
Arrivée à l’aéroport Pulkovo, à Saint Petersbourg, je tente de passer avec le visa en question- bien sûr on me refoule. Il est 16h à Saint Petersbourg- je dois attendre dans la zone internationale jusqu’à minuit. Ça caille. Assise sur une banquette, je regarde les voyageurs du monde entier passer et entrer en Russie. A côté de moi, une dame russe se lamente : on lui a volé ses papiers en vacances, et on ne la laisse même plus rentrer dans son pays- elle attend déjà depuis 2heures. Mais finalement, sa famille vient la chercher, elle me laisse des biscuits de survie. Comme je n’ai même pas de roubles, impossible de s’acheter un sandwich- j’ai quand même réussit à avoir un thé…
Mais pas moyen de dormir. Tous les quarts d’heures, la dame de l’aéroport nous enjoint de ne pas laisser ses bagages sans surveillance, de ne pas fumer, de prendre un avion…
Le temps passe, je suis presque seule dans l’aéroport- il n’y a que quelques agents patibulaires en uniformes. Les hôtesses de l’air me regardent du haut de leurs talons en gloussant. Evitant de tester leur corruptibilité, j’attends sagement jusqu’à minuit- enfin je passe !
Mais à minuit, il n’y a plus de bus, plus de métro, et les taxis sont hors de prix.
J’attends donc à nouveau dans l’aéroport en compagnie de Dostoïevski jusqu’au matin.

Enfin vers 6h je quitte l’aéroport de Saint Petersbourg- Liberté !!!!
Je saute dans un bus- prend le premier métro déjà bondé. Enfin j’arrive à mon arrêt : prospect bolchevikov- avenue des bolchéviks- dans le quartier dortoir de la ville. Encore un bus- et me voilà presque arrivée.
Je transforme ma valise de 21kg en luge, et réussit à la trainer jusqu’à mon appartement.
Je prends l’ascenseur pour la première et la dernière fois (plus claustrophobique et puant tu meurs !!) et arrive enfin « chez moi » (un appartement communautaire…) vers 7h30
M’y voilà. D’abord une douche, puis dormir. Enfin !!!

jeudi 6 août 2009

Ce qui va me manquer (ou pas) ...

J'ai quitté Tachkent le 04 Août pour Berlin, l'Ouzbékistan est loin, l'heure est aux souvenirs émus... qu'est-ce qui va me manquer (ou pas)?

- La générosité partout: quand on commande un coca ou un jus au restau, on reçoit immanquablement une bouteille d'un litre, pour le prix d'un demi verre en France.

- Les policiers en verts, à l'affut de la moindre occasion pour se faire de l'argent de poche, dans le métro, derrière la porte, partout, qui font du zèle et n'hésitent pas à utiliser leur matraque...

- Les fruits, et surtout les montagnes de pastèques délicieuses vendues à chaque coin de rue :)

- Les taxis multiples et bon marché (chaque voiture est un taxi potentiel à Tachkent), et leur fameux "Taxi nada?!" (avez vous besoin d'un taxi?), puis la conversation invariable: êtes-vous mariée? Avez-vous des enfants? Comment, pas encore? il est temps! Vous venez d'où? oh! Paris, la Tour Eiffel? (un taxi a même sorti "Paris, Minaret Eiffel?")

- Pour rester dans les transports, le métro de Tachkent, plus impersonnel, mais encore moins cher ( 20 centimes le jeton) et magnifique, tout de marbre vétu. Chaque station est décorée par un artiste ouzbek, mais les photos y sont interdites. Ma préférée, celle de mon travail: Kosmonavtlar: on se croirait flottant dans l'espace...

- La musique assourdissante à chaque coin de rue, dans chaque restaurant, avec les mêmes chansons en boucle. La préférée des ouzbeks: Fairy Tale, d'Aleksander Rybak...

- La laitière, qui tous les matins à 7h me réveille de sa voix criarde: "MoOLoKoO!!!".

- Les tarakans (cafards d'ici, qui peuvent atteindre la taille d'un doigt), surtout ceux qui avaient élu domicile dans mon frigo...

- La viande, plus ou moins fraîche, inévitable... Un jour je voulais commander une pizza: "Vous voulez laquelle, avec ou sans viande?" Moi, pleine d'espoir, demande la végétarienne. Mais quand je reçois la pizza, je rappelle la serveuse: elle est recouverte de viande! Non, dit la serveuse, ce n'est pas de la viande, c'est de la saucisse et du lard! ah, au temps pour moi...

- Et enfin, petit hommage à la bière nationale, la Sarbast, qui coûte un euro et qui a souvent accompagné nos soirées à Tachkent...

jeudi 30 juillet 2009

Accessoirement, je fais aussi un stage!

Mon stage touche à sa fin, l’heure des bilans approche… et je ne vous ai toujours pas parlé de mon lieu de travail ( !)

L’IFEAC, Institut Français d’Etudes sur l’Asie Centrale est un institut de recherche basé à Tachkent et qui dépend du CNRS.
Le bâtiment est en fait une ancienne maison, avec une grande cour intérieure peuplée d’arbres fruitiers (abricotiers, cerisier, arbre à kakis…), avec un taptchan ( à droite sur la photo) où on peut s'installer pour boire le thé, ou faire la sièste...

L’IFEAC est la seul structure d’envergure pour la recherche sur l’Asie Centrale, c’est donc une véritable pépinière de spécialistes et de chercheurs de tous pays et de toutes spécialités. J’y ai rencontré un américain étudiant l’architecture ouzbek, une française spécialisée dans l’élevage des chevaux, une autre qui étudie l’islam au Kirghizstan, pas mal d’archéologues de tous les pays, et plein de jeunes chercheurs passionnés.
On se rend compte que le monde de la recherche est assez petit : par exemple, ici tout le monde connaît mon prof à Lille qui m’avait conseillée sur ce stage.

Les midis à l’IFEAC, c’est sacré : nous avons ici deux cuisinières qui préparent des plats délicieux et bons marché, ce qui attire pas mal de monde. Cela crée une ambiance très décontractée et sympathique, à l’image de l’atmosphère générale qui règne à l’IFEAC.

Quand je suis arrivée le premier jour, le directeur m’a informée que je pouvais travailler sur le sujet de mon choix ici, et il m’a même encouragée à prendre des vacances et profiter au maximum de mon séjour en Ouzbékistan (ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde !)

J’ai donc décidé de travailler sur l’Union Européenne en Ouzbékistan, et j’ai pu rencontrer de nombreux acteurs à Tachkent : diplomates européens (France, Allemagne, Turquie), membres d’organisations comme la GTZ ou l’OSCE, membres de la Commission Européenne, et même le Représentant Spécial de l’UE pour l’Asie Centrale que j’ai pu rencontrer brièvement lors de son passage à Tachkent.
Bref, j’ai interviewé de nombreuses personnes actives sur le terrain et c’était très intéressant pour compléter mes lectures.
J’ai aussi écrit un petit article et un compte rendu sur ce sujet, en attendant les 20 pages que je vais rédiger comme travail attaché à mon rapport de stage.
J’ai aussi assisté à des séminaires très intéressants organisés par l’IFEAC, et j’ai rédigé le résumé d’une table ronde sur la scène culturelle tachkentoise.
Si vous parcourez cette lettre d’information de l’IFEAC, vous y trouverez entre autres un petit article que j’ai écrit sur la politique de l’UE en Asie Centrale(p15)
http://www.ifeac.org/userfiles/articles/Lettre7.IFEAC.pdf

C’était donc un stage très enrichissant pour moi, autant sur le plan personnel que professionnel. Je me suis rendue compte que la recherche en sciences sociales ne consiste pas seulement en longues lectures et nuits dans les archives, mais aussi en rencontres et discussions sur le terrain. Finalement, il s’agit de chercher des sources les plus variées possibles pour creuser un sujet, c’est un peu comme du journalisme, mais en plus approfondi :)

mercredi 22 juillet 2009

Samarkand...



Après avoir visité les véritables musées à ciel ouvert que sont Khiva et Boukhara (cela dit, ces villes ne manquent pas de charme le soir quand les enfants jouent au foot devant les madrasas…), nous avons pris le train vers la mythique Samarkand, avec le fameux Régistan (une des plus belles places du monde comme on peut le voir sur la photo). Là bas nous avons logé chez des amies archéologues rencontrées à l’IFEAC.
Elles nous ont raconté l’évolution fulgurante de la ville : depuis quelques mois, on y construit un mur, censé embellir la ville, cacher au Président de passage la misère des quartiers, et fermer la vue des touristes.
Le mur s’élève le long des routes, immense, écrasant tout sur son passage…
Un beau matin, on reçoit un courrier informant qu’il faut quitter la maison qui sera rasée le lendemain. Beaucoup de magasins du bord des routes on été fermés. Une femme nous a raconté l’histoire d' un vieil homme auquel on a détruit la « Tchaïhana » (sorte de salon de thé ouzbek), et qui dit « chaque matin quand je vois ça, ma tension monte. Il y a vingt ans, toute la Mahalla (le quartier) avait aidé à construire cette tchaïhana… » mais voilà ; les rues doivent êtres plus larges, elles doivent être fermées par un mur et pas par des salons de thé. Plus personne n’ose construire à Samarkand, et on y voit beaucoup de chantiers arrêtés.

La femme nous a aussi raconté le combat des femmes de son quartier contre la construction du mur encerclant le mausolée de Gur Emir, arguant qu'on ne détruisait pas ainsi seulement la beauté de la mahalla mais aussi une partie du patrimoine de l’humanité…mais on leur a sommé de se taire.
Alors, les femmes ont réclamé de construire au moins des porches dans le mur, ouvrant sur la rue, et les autorités de répondre: "Si vous voulez des porches, alors à quoi ça sert de construire un mur ?" Bonne question,en effet...

La ville de Samarkand a donc beaucoup changé ces derniers mois. Les restaurants, cafés et magasins s’y font rares, l’atmosphère y est plus feutrée, moins joyeuse qu’à Boukhara... la beauté de la ville est comme figée, stérilisée.

C’est dommage, car l’histoire fabuleuse et riche de la capitale de Tamerlan ne mérite pas d'être cachée, même derrière le plus joli des murs de céramiques...

mardi 21 juillet 2009

Au pays des Karakalpaks

Bonjour à tous, me revoilà! Comme vous l’avez peut-être compris, j’ai pris des vacances la semaine dernière pour faire un tour d’Ouzbékistan avec un ami allemand venu en Asie Centrale.
Nous avons commencé le périple en traversant le pays d’Est en Ouest dans un avion qui ressemblait à un bus volant…pour revenir sur nos pas en passant par les villes dont les noms font rêver: Khiva, Boukhara, Samarcande...

Notre première découverte fut la petite République ouzbek du Karakalpakistan (si,si!)

Arrivés à Noukous, nous avons été accueillis par une fille Karakalpak que j’avais rencontrée à Tachkent et qui travaille pour Médecins sans Frontières à Noukous. L’ONG lutte principalement contre la tuberculose, qui est apparemment une maladie très répandue dans le pays...
On a reçu des T-shirts, crayons et cahiers marqués du slogan « La tuberculose est guérissable ! ». Le traitement anti-tuberculose est en effet très lourd et dure plusieurs années, si bien que certains malades se découragent et arrêtent de prendre leurs médicaments…
Noukous est une ville charmante, un peu étrange, et encore très soviétique.
L’air y est salé ; après une journée dans la ville, on a les yeux qui piquent et le goût du sel sur la peau… mais je ne recommande pas trop le thé salé qu'on y bois...

Cette salinité est due à la pollution de la nappe phréatique qui accompagne le reflux de la mer d’Aral, la tragédie du Karakalpakistan...

Pour nous faire une idée du désastre, nous avons fait une excursion à Moynak, à quelques 200km de Noukous.
Il y a quelques dizaines d’années, Moynak était une île dans la mer d’Aral (ironie: « aral » signifie en turc « île » ; la mer d’Aral était comme une île d’eau au beau milieu du désert)
Dans les années 70, la ville est devenue une presqu’île, puis une ville de bord de mer… et un beau jour, la mer est partie. Pourquoi?
Les fleuves Syr Daria et Amou Daria qui avaient été déviés afin d’irriguer les champs de coton et de riz, ne parvenaient plus à alimenter la mer, qui a reculé. Elle se trouve aujourd'hui à plus de 200 km de la ville...

Dans l’ancien port de Moynak, sur le sable brûlant du « désert d’Aral » comme on dit maintenant, quelques carcasses de bateaux échoués regardent tristement au large des étendues asséchées, polluées, toxiques. Les habitants, souvent des anciens pêcheurs, fuient, ou restent et racontent "Avant, Moynak était reliée par avion à toutes les villes d'Union soviétique. Les enfants venaient en classe de mer. Il y avait profusion de poissons, et là bas,vous voyez, il y avait une promenade avec pleins de restaurants, vendeurs de glaces..."

Pour terminer sur une note plus positive, je voudrais vous parler du musée Stavisky de Noukous. Ce musée accueille l’une des plus belles collections de l’avant-garde soviétique des années 20. Stavisky avait rassemblé une collection impressionnante de tableaux et de sculptures « ennemies du peuples », entreposées dans les archives du musée de Noukous.
Comme la ville était isolée et éloignée de Moscou, les œuvres furent préservées, tel un trésor enfoui à jamais dans les sables du désert… et fait aujourd'hui la fierté des Karakalpaks :)

lundi 13 juillet 2009

Lettre de Fabian, mon compagnon de route a travers l Ouzbekistan






Je suis actuellement a Boukhara. c est une oasis tres jolie et on est tres bien ici dans un petit bed&breakfast pas cher (8 dollars la nuit par personne).

Ce matin, Elise et moi nous sommes faits inviter dans la maison d une famille locale, juste en passant devant leur porte. La babouchka trouvait apparemment que nous avions l air interessant, etranger et sympa, et nous a pries de rentrer dans la maison. Sa petite-fille (19 ans), qui y habite egalement avec ses parents, etudie le francais a l universite de Boukhara et toute la famille etait contente que la fille unique pouvait faire un peu de conversation en francais.
Ils ont mis sur la table des fruits divers (melons, prunes, pommes, poires, etc.), du cheesecake fait maison, des bonbons, et bien sur du the.
Ici, on boit du the a toutes les occasions, et pas dans des verres ou des tasses mais dans de petits bols en ceramique. La fille nous a montre l album de photo familial et la vue sur la ville depuis leur terrasse de toit en nous parlant de son reve: aller un jour a Paris.
C est le reve de 3/4 des ouzbeks, on dirait... :)
On a echange les adresses emails, et a la fin, les parents nous ont meme offert un petit minaret en terre cuite comme cadeau, car on etait les premiers invites etrangers dans leur maison. c etait vraiment l hospitalite ouzbek qui fait tant parler, que nous avons vecue ce matin! :)

La ville est vraiment tres tres jolie, avec environ 140 monuments historiques, souvent des medreses (ecoles coraniques).
Ce soir, quand la temperature enfin autorisait de sortir , nous avons fait un tour sur la grande roue du parc de la ville.
En fait, presque toutes les villes en Union sovietique avaient, et l ont souvent garde, un parc avec dedans un petit parc d attractions. Il y a toujours une grande roue et souvent d autres attractions comme du tir, des stands de karaoke ou des caroussels, et bien sur de quoi manger (barbe a papa ;)) et boire.
Les prix sont ridicules (genre 20 centimes le tour de roue ou les 5 tirs ou la barbe a papa etc) et donc on peut s amuser a voir la jeunesse ouzbek s amuser en famille.

Je suis content d avoir regagne une oasis apres une traversee de desert fatigante: 8h en bus non climatise (du coup il faisait environ 40 degres dans le bus, le soleil du desert brulant sur la carosserie) avec peu de place et beaucoup de gens... et ce apres une journee un peu ratee a Ourgentch, ville moche et bizarre pres de la ville tres touristique de Khiva (la plupart des touristes dans Khiva etaient des ouzbeks, venant pour un jour le weekend se balader dans la vieille ville medievale)
Donc Khiva etait tres sympa, mais Ourgentch pas terrible, nous avons du dormir dans un hotel trop cher aux proprietaires trop curieux (nous etions les seuls hotes)... parfois ici les gens comme les chauffeurs de taxi ou des proprietaires d hotels posent un peu trop de questions personnelles et on se demande s ils ne travaillent pas pour les services secrets...

Aujourd hui, je me suis fait couper les cheveux car c etait vraiment devenu grave long :) il y a eu un leger carnage, mais j espere pouvoir le corriger de retour a Tachkent, car elise y a des ciseaux de coiffure.
Le coiffeur parlait bien le francais car il etait diplome de l ecole diplomatique de Tachkent, qui a une excellente reputation. Il a dit qu il etait a la recherche de travail, car il n avait, comme beaucoup d autres, pas envie de travailler pour l Etat ouzbek. La conversation etait interessante, en plus il connait des gens que Elise connait aussi (le monde est petit... surtout en Ouzbekistan!) mais malheureusement il n avait apparemment aucune formation de coiffeur, coupant tout simplement en ligne droite mes cheveux ;)

Demain, derniere journee a Boukhara avant qu on prenne le train pour Samarcande.